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Lettre ouverte des Porte-Paroles

Le 28 septembre, suite à l’assemblée des chefs qui s’est tenu à Montréal et juste avant la marche pour Joyce Echaquan, nos porte-paroles ont tenu à joindre leur voix et écrire une lettre aux plus haut placés.

En tant que représentants de la jeunesse des trois communautés Atikamekw ainsi que représentants de la Jeunesse des Premières Nations du Québec et de Labrador, il était important pour nous d’adresser notre profond et inébranlable soutien au Principe de Joyce. Il y a trois années aujourd’hui que cette tragique histoire a profondément secoué nos communautés et mis en lumière les injustices auxquels nous sommes confrontés en tant que Premières Nations au sein même des institutions et services publics qui ont la mission de veiller à notre intégrité.

Le Principe de Joyce nous rappelle que les inégalités et les discriminations auxquelles nous sommes confrontés ne sont pas seulement des histoires du passé, mais des réalités persistantes de notre société. Qu’ils sont systémiques. Nous croyons fermement que chaque individu mérite d’être traité avec dignité, respect et équité, quels que soient ses origines ou sa culture. Nos droits humains ne valant pas moins que ceux des autres.

L’adoption de ce principe auprès des instances politiques est essentiel pour garantir une protection vitale à la jeunesse des Premières Nations. Il établit des fondations solides pour un système de santé et de services sociaux qui traite chacun avec la dignité et le respect qu’il mérite, quelles que soient ses origines culturelles. Le Principe de Joyce est bien plus qu’une simple déclaration, c’est un engagement envers un avenir où chaque enfant peut s’épanouir dans un environnement sécuritaire. En tant que jeunes, nous portons cette responsabilité avec détermination, sachant que nous sommes les gardiens du changement pour les générations futures. Cette vision est notre boussole et nous continuerons à plaider pour la reconnaissance de ces injustices, car des problèmes systémiques demandent des solutions systémiques.

A deux jours de la Journée de la Vérité et de la Réconciliation, il est encore plus important de se souvenir de notre histoire, de reconnaître les souffrances passées, et de renouveler notre engagement envers un avenir meilleur. Nous exhortons chacun d’entre vous à prendre le temps d’écouter, réfléchir, d’apprendre et de contribuer à la répartition. Nous sommes convaincus qu’en travaillant ensemble, Autochtones et non-Autochtones, nous pouvons construire un avenir où l’égalité, la compréhension mutuelle et le respect sont la norme.

Ensemble, nous devons travailler à faire du Principe de Joyce un socle solide sur lequel bâtir une société juste, sécuritaire et inclusive. C’est une tâche complexe, mais c’est une tâche qui doit être accomplie. Pour la réconciliation. Pour la vérité.

Pour les générations à venir. En solidarité et en espoir,

Sipi Flamand, Chef de Manawan et porteur du dossier de la jeunesse
Liam-Niko Awashish, Porte-parole pour le Réseau Jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador
Marie-Philippe Malec Ménard, Porte-parole pour le Réseau Jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador
Kananish McKenzie, Porte-parole pour le Réseau Jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador

Véronik Picard, Porte-parole pour le Réseau Jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador
Letcya Jean-Pierre, représentante jeunesse de la communauté dObedjiwan
Olivia Quitich-Ottawa, représentante jeunesse de Manawan
Rykko Bellemare, représentant jeunesse de Wemotaci
Kosa Chilton, coordonnateur du développement du secrétariat de la jeunesse Atikamekw